Le café, cette petite baie torréfiée et moulue, s’est infiltré dans notre quotidien depuis plus de trois cents ans. Entre Marseille et Paris, Socosy Hôtels vous invite à un petit voyage dans l’histoire de ce breuvage devenu, au fil des siècles, un véritable art de vivre.
Une légende venue du Yémen
Au Yémen, raconte la légende, un petit berger nommé Kalddi laissa un instant ses chèvres errer dans la nature. Elles goûtèrent une petite baie rouge et revinrent, gaies et pleines d’énergie. Au-delà du mystère, l’histoire retient qu’au XVe siècle, depuis le Yémen, des négociants vénitiens introduisent le café en Europe. Au XVIIe siècle, les compagnies hollandaises et anglaises l’implantent à Ceylan puis aux Indes. La France, elle, enracine le caféier dès 1720 dans ses colonies de Martinique et de Saint-Domingue, au point de devenir en 1775 le premier producteur mondial. Le Brésil prendra ensuite le relais à partir du XIXe siècle.
Marseille, porte d’entrée du café en France
Dès 1644, sous l’influence des marchands vénitiens, le café entre à Marseille. En 1671, la ville voit s’ouvrir sa première « maison de café », où Levantins, marchands et marins se retrouvent nombreux pour négocier, parler navigation… et refaire le monde. La consommation du café gagne peu à peu la Provence, puis les grandes villes du nord, et les cafés publics se multiplient sur tout le territoire.
Paris et ses cafés mythiques
Paris a, elle aussi, sa propre légende : une graine dite « cahuet » y aurait été goûtée dès 1643. C’est Soliman Aga, ambassadeur du « Grand Turc » Mehmet IV, qui introduit véritablement le café à la Cour du Roi vers 1669. Le premier café parisien digne de ce nom n’ouvre pourtant qu’en 1689, grâce à l’Italien Procopio Coltelli : le fameux Procope, qui porte encore son nom aujourd’hui. Une rivalité amicale entre Paris et Marseille sur la primauté du café traverse ainsi l’histoire depuis plus de trois siècles.
Le café, ancré dans l’art de vivre socosy
Du grain originel de Coffea arabica à votre comptoir préféré, le café raconte des goûts infinis, une économie planétaire, des métiers, des lieux et des rituels. À Paris, à deux pas de l’Hôtel Jeu de Paume sur l’Île Saint-Louis, la Caféothèque est un lieu singulier de dégustation et de formation, incontournable pour les amateurs éclairés. À Marseille, la terrasse de la Caravelle, face au Vieux-Port, offre elle aussi son propre rituel caféiné, entre discussions animées et vue sur les bateaux.
En bref
- Le café serait né au Yémen, popularisé par la légende du berger Kalddi.
- Il entre en Europe au XVe siècle via les négociants vénitiens.
- Marseille l’accueille dès 1644 et ouvre sa première maison de café en 1671.
- Paris ouvre son premier vrai café en 1689 : le Procope, toujours en activité.
- Aujourd’hui, le café reste un rituel social incontournable, de la Caféothèque parisienne à la terrasse de la Caravelle sur le Vieux-Port.
Questions fréquentes
D’où vient le café ?
Selon la légende, le café serait né au Yémen, découvert par un berger dont les chèvres avaient goûté les baies d’un caféier. Il s’est ensuite répandu en Europe à partir du XVe siècle grâce aux négociants vénitiens.
Quand le café est-il arrivé en France ?
Le café arrive à Marseille dès 1644, avant de gagner Paris quelques décennies plus tard. La ville phocéenne peut ainsi revendiquer une longueur d’avance sur la capitale dans cette belle histoire.
Où savourer un bon café à Marseille ou à Paris ?
À Paris, la Caféothèque, non loin de l’Île Saint-Louis, est une adresse de référence pour les amateurs. À Marseille, la terrasse de la Caravelle, face au Vieux-Port, propose son propre rendez-vous caféiné, entre convivialité et vue sur la mer.
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