À Marseille, l’association Recyclop s’est donné une mission simple et concrète : collecter les mégots de cigarette jetés dans la rue pour leur offrir une seconde vie. Zoom sur une initiative éco-responsable née sur le Vieux-Port et sur les coulisses d’un recyclage aussi méconnu qu’ingénieux.
En bref
- Recyclop est une association marseillaise fondée par Abdès Bengorine.
- Elle milite pour l’installation de grands cendriers dans les rues, aux arrêts de bus et devant les commerces.
- Les mégots collectés sont envoyés à TerraCycle, spécialiste mondial du recyclage des déchets « non recyclables ».
- Un mégot jeté dans la nature met entre 7 et 12 ans à disparaître.
Les actions de Recyclop à Marseille
Le constat de départ est sans appel : des milliers de mégots atterrissent chaque jour sur le sol des rues marseillaises, un chiffre qui grimpe encore le week-end. Face à ce constat, le Marseillais Abdès Bengorine a fondé Recyclop avec une conviction : les mégots se recyclent, il suffit de les collecter.
L’association milite ainsi pour l’installation de grands cendriers dans la ville : dans la rue, aux arrêts de bus, mais aussi devant les entreprises et les commerces. L’objectif est triple :
- nettoyer les rues,
- encourager les fumeurs à un geste utile,
- et recycler les mégots collectés.
Une filière de recyclage en lien avec TerraCycle
Pour donner une seconde vie aux mégots, Recyclop s’appuie sur TerraCycle, entreprise américaine leader mondial de la collecte de déchets. TerraCycle installe des points de collecte et s’attaque au « non-recyclable » : dosettes de café, stylos usagés, gants en plastique, cintres, et donc mégots de cigarette.
Le mégot se recycle une fois débarrassé des produits chimiques qu’il contient. Un rappel utile pour mesurer l’enjeu : jeté dans la nature, un mégot met entre 7 et 12 ans à disparaître.
Les mégots collectés par Recyclop sont envoyés à un centre de tri TerraCycle situé à Mende, en Lozère, avant d’être acheminés vers un centre de recyclage partenaire, précurseur dans ce type de traitement. Le procédé permet de transformer les mégots en plaques de plastique. À terme, une filière de recyclage plus locale permettrait de réduire encore l’impact de leur acheminement.
FAQ
Un mégot se recycle-t-il vraiment ?
Oui : une fois débarrassé des produits chimiques qu’il contient, le filtre en acétate de cellulose peut être transformé en plastique recyclé.
Pourquoi ne pas simplement jeter son mégot au sol ?
Parce qu’il met entre 7 et 12 ans à disparaître dans la nature et pollue les sols comme les cours d’eau en attendant.
Comment participer à Marseille ?
En utilisant les cendriers de collecte installés par Recyclop dans la ville, aux arrêts de bus ou devant certains commerces.
Cet engagement local pour un Marseille plus propre fait écho à la philosophie de l’Hôtel Belle-Vue : labellisé Clef Verte, sur le Vieux-Port, l’établissement partage la même conviction que les petits gestes du quotidien font les grandes différences. Pour prolonger la balade éco-responsable sur les quais, direction notre sélection d’expériences vertes autour du Vieux-Port, ou découvrez comment un robot-méduse veille lui aussi sur la propreté du port. Le groupe socosy poursuit cet engagement à travers sa démarche Écotable, de Marseille à Chamonix, et si vous préparez votre séjour, notre itinéraire de 24h à Marseille au départ de l’Hôtel Belle-Vue vous donnera d’autres idées de balades entre nature et patrimoine.