Berlin, au tournant des années 2000, fascinait les rédactions du monde entier : ses friches reconverties, ses loyers tendres, sa scène créative en ébullition. Vingt ans plus tard, c’est Marseille qui occupe cette place dans la presse internationale. Du Guardian à El País, du Financial Times au New York Times en passant par Süddeutsche Zeitung, les correspondants étrangers décrivent la cité phocéenne comme un « nouveau Berlin sur la Méditerranée » — formule reprise par Courrier International dans sa revue de la presse étrangère. Depuis l’Hôtel Belle-Vue, balcon ouvert sur le Vieux-Port, on a une lecture quotidienne — et nuancée — de cette comparaison.
Pourquoi la presse étrangère sacre Marseille « nouveau Berlin »
Plusieurs lignes de fond convergent. La cité phocéenne a longtemps souffert d’une image de marge ; elle en a fait son atout principal. Comme Berlin, Marseille voit débarquer artistes, plasticiens, galeristes, designers et restaurateurs venus de Paris, Londres ou New York — attirés par un coût de la vie plus doux que dans les grandes capitales européennes et par une énergie qu’on ne trouve plus ailleurs. Comme Berlin, elle a transformé ses friches industrielles en lieux culturels — la Friche Belle de Mai, ancienne manufacture de tabac devenue ruche pluridisciplinaire, en est l’exemple-totem. Comme Berlin enfin, elle s’appuie sur une population plurielle : plus de cent nationalités cousues dans le même tissu urbain.
La bascule s’est amorcée dès 2013, année où Marseille fut Capitale européenne de la culture : ouverture du Mucem, refonte du J4, requalification du Vieux-Port. Treize ans plus tard, l’élan ne retombe pas — au contraire. Tout cela, racontent les journalistes étrangers, sans céder ni le caractère, ni l’accent, ni la lumière d’une ville fondée par les Grecs de Phocée il y a près de vingt-six siècles. D’où l’adjectif « phocéen », signature historique.
Cinq lieux pour vivre la « nouvelle » Marseille
Quand les correspondants étrangers racontent Marseille à leurs lecteurs, ils convergent presque toujours vers les mêmes adresses. Petit guide subjectif pour s’y retrouver, conçu depuis le Vieux-Port.
Le cours Julien, vitrine du street art phocéen
Sur la rive sud, à dix minutes du Vieux-Port, le quartier du cours Julien est devenu un musée à ciel ouvert. Fresques monumentales, ruelles tagguées (rue Pastoret, rue Bussy-l’Indien), boutiques de créateurs, friperies, bars, salles de concert : la scène alternative phocéenne bat ici son plein. Les nuits y prolongent celles du Vieux-Port — on en parle dans notre carnet Marseille by Night.
La Friche Belle de Mai, la fabrique des idées
À l’arrière de la gare Saint-Charles, cette ancienne manufacture de la SEITA loge aujourd’hui ateliers d’artistes, salles de concert, espaces d’exposition, librairie, friperie, terrasse panoramique et restaurant. Trois hectares, soixante-dix structures résidentes. Symbole, plus que tout autre, de la mue phocéenne : voilà l’équivalent direct, pour la presse étrangère, du Berlin réinventé des années 2000.
Le Mucem et le J4, dialogue entre Méditerranée et béton
Le bâtiment de Rudy Ricciotti, sa dentelle de béton fibré, sa passerelle suspendue sur la rade : le Mucem est l’image qui revient le plus souvent dans les reportages étrangers consacrés à Marseille. Nous lui avons consacré une visite-immersion ; on y reviendra. Comptez 10 à 12 minutes à pied depuis l’Hôtel Belle-Vue.
Le Panier, village dans la ville
Le plus vieux quartier de France, posé sur la colline de la rive nord, est devenu l’icône Instagram de la cité phocéenne : façades pastel, ateliers d’artisans, savonneries, ruelles en escalier. Mais il garde son âme populaire, ses cris du matin, ses portes ouvertes. Nous y débusquons cinq secrets pour le visiter à deux pas du Belle-Vue, et le bijou Renaissance qui s’y cache : la Vieille Charité.
Le Vieux-Port, scène à ciel ouvert
Cœur historique de la ville depuis 2 600 ans, le Vieux-Port se vit comme une place publique méditerranéenne : marché aux poissons à la criée matinale, terrasses bondées le soir, ferry-boat qui traverse la rade en quatre minutes pour le prix d’un café. Nous avons sélectionné les cinq meilleures terrasses avec vue. C’est là, à hauteur d’eau, que s’écrit la Marseille que la presse étrangère vient chercher.
L’Hôtel Belle-Vue, balcon de la Marseille d’aujourd’hui
Marseille se vit à pied — mieux à pied qu’aucune autre grande ville française. Posé au cœur du Vieux-Port, l’Hôtel Belle-Vue place ses hôtes à équidistance des épicentres de la scène phocéenne : 10 minutes du Panier, 12 du Mucem, 20 du cours Julien, 25 minutes du parc balnéaire du Prado en métro. La maison partage ses murs avec La Caravelle, bar historique aux balcons en bois suspendus au-dessus de la rade — adresse de pré-dîner et d’après-soirée des Marseillais comme des journalistes étrangers de passage. Pour vous y projeter, suivez notre itinéraire de 24 heures au départ du Belle-Vue.
48 heures pour vivre Marseille comme la racontent les correspondants étrangers
Jour 1 — Vieille ville, musée, nuit phocéenne.
- 9 h — petit-déjeuner face au port, traversée en ferry-boat, montée vers le Panier.
- 11 h — Vieille Charité, ruelles du Panier, cathédrale de la Major.
- 13 h — déjeuner sur une terrasse du Vieux-Port.
- 15 h — Mucem, J4, Fort Saint-Jean, esplanade panoramique.
- 19 h — apéro au balcon de La Caravelle, puis cours Julien jusque tard.
Jour 2 — Calanques, friches, coucher de soleil.
- 8 h 30 — cap sur les Calanques (Sormiou ou Sugiton, sur réservation l’été).
- 13 h — déjeuner du retour à Mazargues ou au Vallon des Auffes.
- 15 h — Friche Belle de Mai : expos, librairie, toit-terrasse.
- 18 h 30 — montée à Notre-Dame de la Garde pour le coucher de soleil sur la rade.
- 21 h — dîner-jazz à La Caravelle, le port illuminé en fond de scène.
Pour prolonger l’expérience côté écologique — un autre angle souvent salué par la presse étrangère —, voyez nos quatre expériences éco-responsables autour du Vieux-Port.
Conseils du journaliste
Quand venir. Mai-juin et septembre-octobre offrent la meilleure équation lumière-chaleur-affluence. Juillet-août reste praticable, à condition d’anticiper les réservations (Calanques de Sugiton et d’En-Vau notamment) et de privilégier les matinées. Comment circuler. Métro M1 et M2, tramway, bus, vélo : Marseille se traverse sans voiture, et c’est même fortement recommandé — les abords du centre sont saturés et la signalisation y est sportive. Calanques. Prévoir crème solaire, eau, chaussures fermées, et consulter chaque matin l’indice incendie qui peut fermer les massifs en plein été. Sécurité. Bon sens urbain comme à Naples, Lisbonne ou Athènes ; rien d’exotique, beaucoup de fantasmes. Adresse anti-cliché. Pour échapper à la pression touristique du Vieux-Port en pleine saison, glissez-vous au Vallon des Auffes au coucher du soleil : c’est la Marseille intime que cherchent secrètement les journalistes étrangers.
FAQ — Marseille, le « nouveau Berlin sur la Méditerranée »
Qui a comparé Marseille à Berlin pour la première fois ?
La formule circule dans la presse internationale depuis le milieu des années 2010. Des titres comme The Guardian, The New York Times, El País, Süddeutsche Zeitung ou le Financial Times ont multiplié les reportages sur la scène créative phocéenne. Courrier International en a compilé l’écho sous le titre « Marseille, ce nouveau Berlin sur la Méditerranée ».
Pourquoi dit-on « phocéen », « phocéenne » ?
L’adjectif vient de Phocée, ancienne cité grecque d’Asie Mineure dont les marins fondèrent Massalia — l’actuelle Marseille — il y a près de 2 600 ans. La ville en garde le surnom et son adjectif identitaire.
Combien d’habitants compte Marseille ?
Environ 870 000 habitants intra-muros, près de 1,6 million d’habitants pour la métropole Aix-Marseille-Provence — c’est la deuxième ville de France.
Par quels quartiers commencer la visite ?
Le Vieux-Port (cœur historique et battant), le Panier (vieille ville), le J4 et le Mucem (architecture contemporaine), le cours Julien (scène alternative), la Corniche et le Vallon des Auffes (côté mer). Comptez deux à trois jours pour une première lecture sérieuse.
Où loger pour découvrir cette « nouvelle » Marseille ?
Sur le Vieux-Port, sans hésiter. L’Hôtel Belle-Vue y propose 17 chambres au-dessus de La Caravelle, à équidistance du Panier, du Mucem, du cours Julien et du départ des bateaux pour les Calanques.
Réserver à l’Hôtel Belle-Vue Marseille

