Un pastaga, et c’est la Provence !

By SCH
20 juillet 2017

Le pastis, ou « pastaga » comme on l’appelle à Marseille, se déguste à l’ombre d’un platane, sur une terrasse, verre à moitié plein d’eau fraîche et cortège d’olives et de cacahuètes à portée de main. Voici l’histoire de ce rituel et quelques idées pour le savourer comme il se doit.

Un « p’tit jaune », concentré de Provence

Pastis, verre à moitié vide, carafe d’eau, olives et cacahuètes : voilà ce dont on a besoin en posant ses valises à Marseille.

Au comptoir de l’Hôtel Belle-Vue ou sur le balcon-terrasse de La Caravelle, la vue complète la sensation de détente : on trinque sous l’œil bienveillant de Notre-Dame de la Garde.

Le pastis est né pour pallier l’interdiction par décret de l’absinthe en 1915. C’est donc bien un dérivé de la fée verte, celle qui rendait fou un peintre comme Van Gogh. À Marseille, il existait déjà des boissons anisées jouant avec les saveurs de la badiane, de la réglisse, de l’anis vert ou étoilé. Mais c’est la recette du tout jeune Paul Ricard qui décroche l’autorisation de se positionner sur le marché.

Son nom viendrait du mot provençal « pastisson », qui signifie la gifle, et de l’italien « pasticchio », qui évoque le mélange, l’amalgame.

Des combinaisons à base de pastis

Après Ricard, d’autres maisons se sont fait une place sur le marché, comme Pernod avec Le 51, pastis de Marseille, ou plus récemment le pastis Henri Bardouin de la Distillerie de Provence.

Dans le Sud, on consomme le pastis bien au-delà de la moyenne nationale ! Il a donné naissance à de nombreuses déclinaisons. Les plus connues :

  • La Tomate, avec du sirop de grenadine
  • La Mauresque, avec du sirop d’orgeat
  • Le Perroquet, avec du sirop de menthe

Et pour les envies plus aventureuses, on peut tenter des associations moins connues mais tout aussi savoureuses : melon, estragon et groseilles, ou encore pomme verte, mangue, curcuma, gingembre et jus de citron.

Où siroter son pastaga à Marseille

Le bar-restaurant La Caravelle, sur le Vieux-Port, propose déjeuners, apéritifs et ardoises à partager entre amis, dans un cadre qui plaît aussi à celles et ceux qui travaillent en terrasse le temps d’un café. Pour prolonger l’expérience, direction l’une des terrasses avec vue sur le Vieux-Port, ou un tour du côté des cocktails signature de La Caravelle.

À deux pas du bar, on trouve aussi une boutique spécialisée regroupant près d’une centaine de références de boissons anisées, idéale pour rapporter une bouteille et prolonger le rituel une fois rentré.

En bref

  • Le pastis est né en 1915, après l’interdiction de l’absinthe
  • Paul Ricard puis Pernod (Le 51) en sont les figures historiques
  • Tomate, Mauresque et Perroquet sont ses déclinaisons les plus populaires
  • À Marseille, il se déguste sur le Vieux-Port, notamment à La Caravelle

FAQ

Pourquoi dit-on « pastaga » ?
C’est le surnom marseillais du pastis, dérivé du mot provençal désignant le mélange.

Quelle est la différence entre pastis et absinthe ?
Le pastis a été créé pour remplacer l’absinthe, interdite en 1915 ; il en reprend l’esprit anisé sans les mêmes ingrédients.

Quels sont les cocktails classiques à base de pastis ?
La Tomate (grenadine), la Mauresque (orgeat) et le Perroquet (menthe) sont les trois incontournables.

Réserver à La Caravelle

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