Le gabian, ce goéland si présent à Marseille, n’est pas une simple mouette : c’est l’oiseau emblème de la ville, protégé et bien plus malicieux qu’on ne le croit. Ibis, notre guide du ciel un brin fantasque, vous invite à lever le nez pendant votre séjour à Marseille pour découvrir les oiseaux qui peuplent le ciel de la cité phocéenne, entre échassiers venus d’ailleurs et goélands locaux.
L’ibis, un échassier voyageur
Les ibis sont des oiseaux échassiers, reconnaissables à leur long cou et à leur bec recourbé. Détail qui n’en est pas un : on les trouve un peu partout dans le monde, en Afrique comme en Europe, et jusque dans l’Ouest de la France. Ce sont des oiseaux d’espaces ouverts qui affectionnent particulièrement les zones humides, ce qui explique leur attachement à la Camargue toute proche de Marseille. Amateurs d’insectes, les ibis y trouvent un garde-manger généreux, notamment du côté des étangs et des marais du littoral.
Le gabian, cousin marseillais de l’ibis
À Marseille, on est tous un peu cousins, y compris dans le ciel. En prenant vos quartiers à l’Hôtel Belle-Vue, écologique et niché face au Vieux-Port, vous croiserez forcément deux espèces d’oiseaux marins bien distinctes : la mouette, que tout le monde connaît, et le gabian, plus discret dans les conversations mais omniprésent dans le ciel marseillais.
Le gabian est en réalité un goéland leucophée. Son histoire à Marseille est ancienne : arrivé dans les années 1920 avec seulement quelques dizaines de couples, il s’est depuis solidement implanté sur tout le littoral phocéen, au point de représenter aujourd’hui une part significative de la population de goélands leucophées de Méditerranée occidentale. Pour les navigateurs de retour au port, apercevoir un gabian a longtemps été le signe que la terre n’était plus très loin.
Un oiseau protégé, malin et opportuniste
Le gabian a mauvaise réputation, souvent accusé de nuisances sonores. Il n’empêche : c’est une espèce protégée. Il est donc interdit de le nourrir comme de lui faire du mal, sous peine d’amende. De toute façon, le gabian n’a besoin de personne : c’est un opportuniste doué, capable de subtiliser un sandwich sur une terrasse en un clin d’œil. Mieux vaut donc surveiller son assiette en terrasse… et lever les yeux pour l’admirer plutôt que d’entrer en conflit avec lui, car il sait aussi riposter.
Où observer les gabians à Marseille
Pour les voir planer majestueusement, direction la basilique Notre-Dame de la Garde, qui domine la ville, ou le Vieux-Port juste devant l’hôtel. De là-haut, les gabians tournoient souvent au-dessus des îles du Frioul, à quelques encablures des calanques marseillaises. Une balade jusqu’au Frioul ou vers d’autres îles de Méditerranée complète agréablement la découverte de la biodiversité locale, que Marseille aime aussi célébrer à sa façon.
En bref
- Le gabian est un goéland leucophée, oiseau emblématique et protégé de Marseille.
- Il ne faut ni le nourrir, ni le maltraiter : les deux sont sanctionnés.
- Notre-Dame de la Garde et les îles du Frioul sont d’excellents points d’observation.
- L’ibis, cousin d’ailleurs, préfère les zones humides comme la Camargue.
FAQ
Peut-on nourrir les gabians à Marseille ?
Non. Le gabian étant une espèce protégée, le nourrir est interdit et passible d’une amende. Il se débrouille d’ailleurs très bien tout seul.
Quelle est la différence entre une mouette et un gabian ?
Le gabian est en réalité un goéland leucophée, plus grand et plus massif que la mouette rieuse, avec laquelle on le confond souvent à tort.
Où bien observer les oiseaux marins à Marseille ?
Notre-Dame de la Garde offre un beau point de vue en hauteur, tandis que les îles du Frioul et le Vieux-Port permettent de les observer de plus près, notamment lors d’une balade évoquée dans notre itinéraire de 24h à Marseille au départ de l’hôtel.
Envie de prolonger la rencontre avec Ibis ? Il a aussi croisé l’aigle de Bonelli lors d’une autre de ses escapades marseillaises.
