Le revival des espadrilles en Provence

By SCH
8 septembre 2016

L’espadrille n’a jamais vraiment quitté les pieds des Marseillais, mais elle revient sur le devant de la scène grâce à deux adresses qui réinventent ce grand classique du Sud : Espigas, dans le quartier de Noailles, et Jute, à Arles. De la ballerine légère aux modèles à lacets façon flamenco, voici pourquoi cette chaussure de toile et de corde tressée séduit toujours autant.

Espigas, l’espadrille façon gaucho argentin

À deux pas du bistrot Le Petit Saint Louis, dans le quartier de Noailles, la boutique Espigas propose des espadrilles inspirées de celles des gauchos d’Argentine : les alpargatas. Chaussure légère et robuste, elle plaît aux citadins autant qu’aux amoureux de la marche en ville. Deux versions sont proposées, la ballerine et l’espadrille à lacets, toutes deux mixtes, à choisir selon les coloris et les imprimés du moment.

La marque a été fondée par une famille marseillaise après un voyage en Amérique du Sud, et cultive un engagement solidaire : pour chaque paire vendue, une partie du prix est reversée à l’ONG italienne Mato Grosso, qui lutte contre la pauvreté et l’illettrisme en Amérique latine. Une démarche qui s’inscrit dans la même veine que les initiatives éco-responsables qui fleurissent autour du Vieux-Port.

Espigas, cours Saint-Louis à Marseille, dans le 1er arrondissement.

Jute, l’espadrille artisanale d’Arles

Direction Arles pour découvrir Jute, une adresse plus traditionnelle qui décline l’espadrille sous toutes ses formes : plate, à semelle compensée ou à lacets pour sublimer la cheville. Cuir ou suédine, les matières sont choisies avec soin par un couple franco-espagnol qui signe des imprimés flamboyants, dans un esprit flamenco assumé.

Jute, 3 rue Jouvène à Arles.

Pourquoi l’espadrille séduit toujours autant

L’espadrille est une sandale en toile à semelle de corde tressée, portée à l’origine par les paysans et les mineurs. Depuis, elle s’est largement affranchie de ses origines populaires : jusque dans les collections de grandes maisons, et adoptée par des icônes de mode qui ont contribué à son engouement international. Dans le Sud, elle reste une évidence, tant elle permet de gambader du printemps à l’automne. Basque, espagnole ou argentine, elle se porte du matin au soir, et certains modèles rivalisent d’élégance avec des chaussures classiques. Cousue main, de fabrication artisanale, l’espadrille est devenue un véritable accessoire de mode.

Envie de prolonger la balade shopping entre le Panier et Noailles ? Direction les secrets du Panier, ou une virée chinée du côté des marchés aux puces marseillais pour dénicher d’autres pépites.

En bref

  • Espigas (Noailles, Marseille) : espadrilles façon gaucho argentin, ballerines ou à lacets, mixtes, engagement solidaire.
  • Jute (Arles) : espadrilles artisanales en cuir ou suédine, imprimés flamenco, fabrication franco-espagnole.
  • L’espadrille traditionnelle : semelle de corde tressée, origine paysanne, portée du printemps à l’automne.

Questions fréquentes

L’espadrille se porte-t-elle uniquement l’été ?
Non, sa légèreté en fait une chaussure de mi-saison qui s’adopte du printemps à l’automne, en ville comme en bord de mer.

Quelle différence entre les modèles argentins et espagnols ?
Les alpargatas argentines misent sur la légèreté et des imprimés graphiques, tandis que les espadrilles espagnoles ou basques jouent davantage sur les matières nobles comme le cuir ou la suédine.

Réserver à l’Hôtel Belle-Vue Marseille

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