Hommage aux Bêtes de Guerre

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L’intitulé équivoque « Bêtes de Guerre », de l’exposition du Muséum d’histoire naturelle de Marseille, ne doit pas dissuader de s’y rendre, bien au contraire ! Il s’agit d’un hommage rendu aux millions d’animaux traînés dans le sillage de la première guerre mondiale et dont le rôle, souvent oublié, est aussi surprenant qu’émouvant. En prime : une ballade dans le joli parc du palais de Longchamp qui abrite le Muséum.

L’exposition du Muséum marseillais
L’exposition s’appuie aussi bien sur des extraits littéraires, des photographies d’époque, des objets -tels qu’un équipement parachutiste ou un gilet pare balles pour chien- qui ne peuvent que susciter l’étonnement
Mais aussi, pour plonger le visiteur dans les conditions de cette guerre, une scénographie avec ambiance sonore et lumineuse évoque de façon réaliste les tranchées.

Le rôle des bêtes en 14-18
L’enseignement scolaire ne s’étend pas, ou peu, sur les huit millions de chevaux qui ont tracté des ambulances ou transporté du matériel, ni sur les pigeons dont le rôle dans la transmission des messages a été parfois fondamental.
Dès le début de la guerre, on fabrique de vrais pigeonniers roulants comprenant réserve de grain, d’eau et logement pour le soigneur, ce qui permettait de bichonner ces adorables bêtes au rôle hautement stratégique.

Enfin honorées !
Les quelques monuments érigés et dédiés aux animaux, juste après la guerre, ont vite été délaissés et c’est seulement en 2014 que l’Assemblée Nationale reconnaît que les animaux sont des « êtres vivants doués de sensibilité ».
Pourtant, le cas du célèbre pigeon Vaillant qui fut décoré comme un soldat et qui porta l’ultime message du commandant Raynal ne manque pas d’humanité ni de poésie …

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