Comment l’urbex explore Paris

By SCH
10 octobre 2014

L’urbex, ou exploration urbaine, consiste à visiter des lieux construits par l’homme, abandonnés ou non, généralement interdits d’accès ou simplement cachés : métro, catacombes, usines et hôpitaux désaffectés. Paris et sa région, comme de nombreuses autres capitales, se prêtent particulièrement bien au jeu.

Depuis l’hôtel du Jeu de Paume, sur l’Île Saint-Louis, on est aux premières loges pour partir à la découverte de ce Paris souterrain et méconnu, à mi-chemin entre la promenade insolite et la chasse au trésor urbaine.

Qu’est-ce que l’urban exploration ?

« Paris, ville lumière, Paris, ville gruyère », clame le site de l’exploration urbaine à Paris. Sous la capitale se cachent des espaces en friche, des carrières oubliées, des musées en chantier, des zones militaires désaffectées. Pour les explorateurs urbains, aucun lieu, pas même les monuments les plus emblématiques, n’est totalement inaccessible : c’est tout un réseau parallèle, discret et fascinant, qui se dévoile à qui sait regarder.

La toiturophilie, l’autre versant de l’urbex

Les amateurs de photos prises sur les toits de résidences, de grands immeubles, d’églises ou de cathédrales portent un nom : les toiturophiles. Le toiturophile cherche à accéder aux endroits les plus hauts pour apprécier la vue et prendre des photos. Plutôt qu’une simple visite touristique, il recherche le calme et la détente : la découverte de ces points de vue devient un moment privilégié d’observation, presque contemplatif, loin de l’agitation des rues.

De l’urbex au street art

Pour beaucoup d’explorateurs urbains, l’urbex est le premier pas vers le street art. Une fois entrés dans ces bâtiments désaffectés, certains artistes s’y installent et y expriment librement leur talent : graffitis et peintures géantes transforment peu à peu ces lieux oubliés en galeries à ciel ouvert.

Le Google Art Project a lui aussi posé un œil sur ce mouvement : l’Institut Google s’est associé à une trentaine de partenaires dans une quinzaine de pays pour rassembler près de 5000 images et vidéos consacrées au travail de graffeurs et de figures majeures de l’art de rue, de Paris à New York.

En bref

  • L’urbex consiste à explorer des lieux cachés, abandonnés ou difficiles d’accès : métro, catacombes, usines, hôpitaux désaffectés.
  • La toiturophilie est une variante de l’urbex tournée vers les toits et les points de vue en hauteur.
  • L’urbex est souvent le point de départ du street art, qui investit les bâtiments désaffectés.
  • Paris, avec son sous-sol dense et ses friches, est un terrain de jeu privilégié pour les explorateurs urbains.

FAQ

L’urbex est-elle légale ?
La plupart des sites explorés en urbex sont interdits d’accès ou nécessitent une autorisation : mieux vaut se renseigner avant de s’y aventurer et privilégier les visites encadrées ou les lieux ouverts au public.

Faut-il être un expert pour s’y initier ?
Non, il est tout à fait possible de découvrir l’esprit de l’urbex en douceur, à travers une visite des Catacombes de Paris par exemple, ou une promenade dans les quartiers où le street art s’est fait une place.

Où loger pour explorer ce Paris insolite ?
L’Île Saint-Louis, au cœur de Paris, constitue un point de départ idéal pour rayonner à pied vers les quartiers les plus riches en curiosités cachées.

Pour prolonger l’exploration de ce Paris souterrain et insolite, quelques lectures utiles : une immersion dans les Catacombes de Paris, la découverte de Paris et ses musées cachés, une balade dans la rue Pastourelle, ou encore un séjour sur l’Île Saint-Louis et Paris autrement au Solar.

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